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Dossier
CD protégés : la justice
se cherche...
Les systèmes de protection techniques bientôt
bannis ?
Au nom de la lutte contre le piratage et pour la préservation
du droit d'auteur, les grandes maisons de disques (Universal,
Columbia, Sony, Virgin, MCA, Warp Records, EMI, Epic,
Warner...) ont réagi par l'installation de systèmes
de verrouillage contre la copie, rendant par la même
occasion, ces CD illisibles sur de nombreux supports
(auto-radio, baladeur, ordinateur...).
Par ailleurs, et au mépris du droit à
la copie privée, ces protections empêchent
les consommateurs de transférer leurs CD sur
balladeur numérique, d'en faire des copies de
sauvegarde...
Face à un tel constat, et alors que les consommateurs
sont déjà taxés sur l'ensemble
des supports vierges, les associations de consommateurs
réagissent.
C'est ainsi qu'à la suite d'une plainte déposée
par la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie)
en mai dernier, le groupe EMI/Virgin a été
condamné par le Tribunal de Grande Instance (TGI)
de Nanterre au motif de "tromperie sur l'aptitude
à l'emploi". Il devra désormais
faire apparaître la mention "Attention,
ce CD ne peut être lu sur tout lecteur ou auto-radio",
en gros caractères, sur le dernier "Best
of" de Liane Foly.
Dans le même sens, le 2 septembre 2003, le TGI
de Nanterre a reconnu un "vice-caché"
au CD d'Alain Souchon "J'veux du live" produit
par EMI Music France.
Autre jugement, autre décision cette fois-ci
: le TGI de Paris vient de rejeter les accusations de
la CLCV contre les majors BMG et Sony au motif que les
preuves apportées par l'association à
l'encontre du système de protection, n'étaient
pas suffisantes pour incriminer les "verrous"
comme origine de la défaillance de lecture.
Le débat reste donc ouvert...
En attendant, les systèmes de P2P continuent
de se développer. |
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